Dépistage du
cancer du poumon
Détecter les anomalies le plus tôt possible
Quelle est la principale cause du cancer du poumon ?
La principale cause du cancer du poumon est la consommation de tabac. Elle est responsable de la grande majorité des cancers du poumon, c’est‑à‑dire plus de 8 sur 10
Qui est à risque élevé de développer un cancer du poumon ?
Les personnes les plus à risque de développer un cancer du poumon sont : celles âgées de 55 à 74 ans qui fument depuis au moins 20 ans ou qui ont arrêté depuis moins de 15 ans ET qui ont fumé la cigarette durant au moins 20 ans. Pour vérifier si vous êtes à risque élevé de cancer du poumon et admissible au dépistage, un questionnaire mesurant le risque de can
Qu’est-ce que le dépistage du cancer du poumon ?
Il s’agit de la tomodensitométrie à faible dose (TAFD). Ce type de tomodensitométrie émet 5 fois moins de radiations comparativement à une tomodensitométrie traditionnelle. Cette tomodensitométrie permet d’avoir les images du poumon en trois dimensions.
Quels en sont les bénéfices ?
Dans la grande majorité des cas : constater que tout va bien. Si un cancer est détecté : le traiter au début de son évolution. Le traitement effectué à ce moment est plus efficace et moins lourd, ce qui augmente les chances de guérison.
Quels en sont les inconvénients ?
Un cancer débutant n’est pas facile à identifier car il n’y a pas toujours d’anomalie radiologique spécifique. Le risque de ne pas détecter le cancer présent (faux négatif) ou de soumettre des femmes à des examens complémentaires inutiles (faux positif) existe. Néanmoins, la double lecture indépendante permet de limiter ces inconvénients.
Par ailleurs, il existe un risque de détecter un cancer qui n’aurait pas causé de problème de santé (surdiagnostic). Ce risque ne peut toutefois pas être évalué individuellement. La plupart des experts estiment que dans la tranche d’âge 50 - 69 ans les bénéfices l’emportent sur les inconvénients
Le dépistage du cancer du poumon est un domaine en évolution rapide, mais il est important de noter qu'il n'est pas recommandé pour la population générale comme le sont les dépistages du cancer du sein ou du côlon. Il est réservé à des populations spécifiques à haut risque.
Dépistage du cancer du poumon
Le cancer du poumon est l'une des principales causes de décès par cancer dans le monde. La majorité des cas sont liés au tabagisme. Le dépistage vise à détecter la maladie à un stade précoce, lorsque le traitement est le plus efficace.
Techniques de dépistage du cancer du poumon
La principale technique de dépistage ayant montré une efficacité est la tomodensitométrie (TDM) thoracique à faible dose. D'autres méthodes ont été étudiées mais ne sont pas recommandées pour le dépistage.
- 1. Tomodensitométrie (TDM) thoracique à faible dose (TDMfd) Description de la technique : La TDMfd est un type de scanner qui utilise une faible quantité de rayons X pour créer des images détaillées des poumons. Le patient est allongé sur une table qui glisse dans un anneau. Contrairement à une TDM standard, elle utilise une dose de rayonnement réduite, tout en étant capable de détecter de petites anomalies (nodules) dans les poumons qui ne seraient pas visibles sur une radiographie pulmonaire classique. Ces nodules peuvent être bénins (majoritairement) ou, dans certains cas, être des signes précoces de cancer.
- Fréquence : Le dépistage par TDMfd n'est pas systématique pour tous. Il est recommandé pour les individus considérés comme à haut risque de développer un cancer du poumon. Les critères de haut risque varient légèrement selon les pays et les directives, mais incluent généralement :
- Âge : Typiquement entre 50 et 75 ans (parfois 55-74 ans).
- Historique de tabagisme important : Par exemple, un historique d'au moins 20 ou 30 paquets-années (nombre de paquets fumés par jour multiplié par le nombre d'années de tabagisme).
- Statut actuel de fumeur ou ancien fumeur ayant arrêté de fumer au cours des 15 dernières années.
- Autres facteurs de risque peuvent être pris en compte (exposition professionnelle, antécédents familiaux, etc.), mais le tabagisme est le facteur prépondérant.
- La fréquence recommandée est généralement annuelle pour les personnes répondant aux critères, tant qu'elles remplissent les conditions de dépistage.
- 2. Radiographie pulmonaire et cytologie des expectorations (crachats)
Description de la technique : La radiographie pulmonaire est une imagerie simple du thorax. La cytologie des expectorations consiste à examiner au microscope des cellules prélevées dans les crachats pour rechercher des cellules cancéreuses.
- Fréquence : Ces techniques ne sont pas recommandées pour le dépistage du cancer du poumon car elles n'ont pas démontré de bénéfice significatif en termes de réduction de la mortalité par rapport à l'absence de dépistage. Elles peuvent détecter des cancers, mais souvent à un stade plus avancé que la TDMfd.
- 3. Examens complémentaires en cas de suspicion (nodule détecté)
Si une TDMfd de dépistage révèle un nodule pulmonaire suspect, des examens complémentaires sont nécessaires pour en déterminer la nature :
- TDM de suivi : Une autre TDM peut être réalisée après un certain temps (quelques mois) pour voir si le nodule a grossi ou changé d'aspect.
- Tomographie par émission de positons (TEP-scanner) : Cet examen d'imagerie peut aider à différencier les nodules bénins des nodules cancéreux en mesurant l'activité métabolique des cellules. Les cellules cancéreuses ont généralement une activité métabolique plus élevée.
- Fibroscopie bronchique : Un tube fin et flexible muni d'une caméra est inséré par le nez ou la bouche jusqu'aux bronches pour visualiser l'intérieur des voies respiratoires et, si nécessaire, réaliser des biopsies ou des lavages.
- Biopsie guidée par scanner ou échographie : Si le nodule est situé en périphérie du poumon, une aiguille peut être insérée à travers la peau et la paroi thoracique pour prélever un échantillon de tissu sous guidage par imagerie.
- Biopsie chirurgicale (thoracoscopie ou thoracotomie) : Dans certains cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour prélever un échantillon plus important ou pour retirer complètement le nodule à des fins d'analyse.
Conclusion sur l'utilité du dépistage et les examens proposés Le dépistage du cancer du poumon par TDM thoracique à faible dose est utile et recommandé pour les personnes à haut risque de développer la maladie, principalement les gros fumeurs ou anciens gros fumeurs. Des études majeures (comme le NLST aux États-Unis ou le NELSON en Europe) ont montré que ce dépistage peut réduire la mortalité par cancer du poumon dans cette population spécifique.
- Avantages :
- Détection précoce : Permet d'identifier les cancers à un stade plus précoce, souvent quand ils sont encore petits et localisés, ce qui rend les traitements (notamment la chirurgie) plus efficaces et augmente les chances de guérison.
- Réduction de la mortalité : Des études ont démontré une réduction significative de la mortalité par cancer du poumon chez les populations ciblées par le dépistage.
- Inconvénients et défis :
- Faux positifs : La TDMfd peut détecter de nombreux nodules qui s'avèrent bénins après des examens complémentaires. Cela peut entraîner de l'anxiété, des investigations inutiles et parfois des procédures invasives non nécessaires.
- Surdiagnostic : Détection de cancers qui n'auraient jamais progressé ni causé de problèmes de santé au cours de la vie du patient. Le traitement de ces cancers peut entraîner des effets secondaires sans bénéfice réel pour le patient.
- Exposition aux rayonnements : Bien que la dose soit faible, des examens répétés augmentent légèrement le risque cumulé de cancer induit par les radiations (bien que ce risque soit jugé faible par rapport aux bénéfices chez les populations à haut risque).
- Coût : La mise en place d'un programme de dépistage organisé représente un coût significatif pour les systèmes de santé.
- Nécessité d'une expertise : Le dépistage doit être réalisé dans des centres ayant l'expertise nécessaire pour l'imagerie, l'interprétation et la gestion des nodules pulmonaires.
En conclusion, le dépistage du cancer du poumon par TDMfd est une avancée importante, mais il doit être ciblé sur les populations à haut risque et s'inscrire dans un programme structuré qui assure une prise en charge complète, de la détection à l'éventuel traitement, en passant par la gestion des faux positifs. Il est fortement recommandé que les personnes à haut risque discutent avec leur médecin des avantages et des inconvénients du dépistage afin de prendre une décision éclairée.



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