Copyright © 2025 - www.oncodz.com.

Les techniques
d'exploration du cancer

Un Guide Détaillé

L'exploration en cancérologie est cruciale pour le diagnostic précoce, la stadification de la maladie, le suivi de l'efficacité des traitements et la détection des récidives. Diverses techniques d'imagerie médicale et d'autres méthodes sont employées, chacune offrant des informations spécifiques. Le diagnostic et le suivi du cancer font appel à un large éventail de techniques d'exploration, combinant l'examen clinique, la biologie et l'imagerie.

Exploration
L'exploration en cancérologie
Les techniques d'exploration
  • Poser le diagnostic initial : Confirmer la présence de cellules cancéreuses.
  • Établir le bilan d'extension (stadification) : Déterminer la taille de la tumeur, son étendue locale et la présence éventuelle de métastases.
  • Orienter le traitement : Caractériser les spécificités de la tumeur pour choisir la meilleure stratégie thérapeutique.
  • Suivre l'efficacité du traitement : Évaluer la réponse de la tumeur aux thérapies (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, etc.).
  • Détecter une récidive : Surveiller la réapparition de la maladie après le traitement.

Tomodensitométrie (TDM ou Scanner)

Description

La tomodensitométrie (TDM), communément appelée scanner, est une technique d'imagerie qui utilise des rayons X pour créer des images transversales détaillées du corps. Elle permet de visualiser les organes internes, les tissus mous, les os et les vaisseaux sanguins. Le patient est allongé sur une table qui glisse dans un anneau. À l'intérieur de l'anneau, un tube à rayons X tourne autour du corps, émettant des faisceaux de rayons X qui sont détectés de l'autre côté. Un ordinateur reconstitue ensuite ces données en images en coupes. Un produit de contraste iodé peut être injecté par voie intraveineuse pour améliorer la visualisation de certaines structures, notamment les vaisseaux et les lésions tumorales.

Utilité en cancérologie :

  • Détection et localisation des tumeurs (taille, forme, limites).
  • Recherche de métastases (ganglions lymphatiques, foie, poumons, os).
  • Bilan d'extension avant traitement.
  • Suivi de l'efficacité du traitement (réduction de la taille tumorale).
  • Guidage de biopsies.

Conseils de préparation :

  • Jeûne : Souvent demandé (2 à 4 heures) si une injection de produit de contraste est prévue. Vérifiez les instructions spécifiques de votre centre.
  • Hydratation : Boire suffisamment d'eau avant et après l'examen est recommandé, surtout en cas d'injection de produit de contraste pour faciliter son élimination.
  • Allergies : Signalez toute allergie connue, en particulier aux produits de contraste iodés, aux fruits de mer ou à d'autres médicaments.
  • Médicaments : Informez le personnel de tous les médicaments que vous prenez, notamment ceux pour le diabète (certains peuvent devoir être arrêtés temporairement en cas d'injection de contraste).
  • Vêtements : Portez des vêtements confortables. Il vous sera peut-être demandé de retirer bijoux et objets métalliques.
  • Grossesse ! : Signalez impérativement si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être.

À savoir :

L'examen est rapide (quelques minutes). Le produit de contraste peut provoquer une sensation de chaleur passagère ou un goût métallique. Pour un scanner du colon, une préparation spécifique est nécessaire pour vider et nettoyer le côlon de tous les résidus.

Scanner ou TDM
Soleil
Etude détaillée
Pollution
Localisation
Chimie

Imagerie par résonance magnétique (IRM)

L'IRM est une technique d'imagerie non irradiante qui utilise un champ magnétique puissant et des ondes radio pour produire des images très détaillées des organes, des tissus mous, des os et des articulations.

Description

Le patient est allongé sur une table qui glisse dans un grand tunnel cylindrique (l'aimant). Un champ magnétique est généré, alignant les protons dans le corps. Des ondes radio sont ensuite émises, qui perturbent brièvement cet alignement. Lorsque les ondes radio sont coupées, les protons retournent à leur position initiale en émettant des signaux qui sont captés par l'appareil et transformés en images par un ordinateur. Un produit de contraste à base de gadolinium peut être injecté par voie intraveineuse pour améliorer la visualisation de certaines lésions.

Utilité en cancérologie :

  • Excellente visualisation des tissus mous (cerveau, moelle épinière, foie, bassin, sein, prostate).
  • Détection de tumeurs très petites ou difficiles à voir avec d'autres méthodes.
  • Caractérisation de lésions (distinction entre bénin et malin).
  • Stadification de certains cancers (rectum, prostate, sein).
  • Suivi post-traitement.

Conseils de préparation :

  • Objets métalliques : L'IRM utilise un champ magnétique puissant. Il est IMPÉRATIF de retirer tous les objets métalliques (bijoux, montres, lunettes, prothèses dentaires amovibles, piercings, cartes bancaires, clés, téléphones portables, etc.).
  • Implants et dispositifs médicaux : Signalez impérativement tout implant métallique ou dispositif médical (pacemaker, défibrillateur, valves cardiaques, clips vasculaires cérébraux, prothèses articulaires, implants cochléaires, pompes à insuline, etc.). Certains sont compatibles avec l'IRM, d'autres non. Le médecin radiologue décidera de la faisabilité de l'examen.
  • Claustrophobie : Si vous êtes claustrophobe, signalez-le au personnel. Des solutions (musique, calmants légers, IRM "ouverte" si disponible) peuvent être envisagées.
  • Jeûne : Généralement non requis, sauf pour certaines IRM abdominales (vessie pleine ou vide, jeûne de 4-6 heures). Suivez les instructions spécifiques.
  • Grossesse : Signalez impérativement si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être. L'IRM est généralement considérée comme sûre pendant la grossesse, mais l'utilisation de produit de contraste est évitée si possible.

À savoir :

L'examen est plus long que le scanner (20 à 60 minutes) et peut être bruyant (port de bouchons d'oreilles ou d'un casque audio). Il est crucial de rester immobile pendant l'examen.

IRM
Echographie
IRM
Echographie
Matériel IRM
Echographie

Tomographie par émission de positrons (TEP-Scan ou PET-Scan)

Le TEP-Scan est une technique d'imagerie fonctionnelle qui met en évidence l'activité métabolique des cellules. C'eest un examen qui combine l’injection d’un produit radio actif avec un scanner (TEP-TDM) pour une localisation anatomique précise des zones d'hyperactivité.

Description :

Le patient reçoit une injection intraveineuse d'un traceur radioactif, le plus souvent du Fluorodésoxyglucose (FDG), un analogue du glucose marqué au fluor-18. Les cellules cancéreuses, étant souvent très métaboliquement actives, consomment plus de glucose que les cellules saines, et donc accumulent plus de FDG. L'appareil détecte les rayonnements émis par le FDG accumulé et crée des images montrant les zones d'hyperactivité métabolique.

Utilité en cancérologie :

  • Détection de tumeurs primitives et de métastases non visibles avec d'autres techniques.
  • Bilan d'extension initial de nombreux cancers (poumon, lymphome, mélanome, digestif, etc.).
  • Évaluation de la réponse au traitement (diminution de l'activité métabolique des tumeurs).
  • Détection de récidives précoces.
  • Différenciation entre tissu cicatriciel post-traitement et tissu tumoral résiduel/récidivant.

Conseils de préparation :

  • Jeûne : Impératif de 6 heures avant l'examen (pas de nourriture, pas de boisson sucrée, pas de chewing-gum). Seule l'eau est autorisée.
  • Diabète : Les patients diabétiques doivent être sous un bon contrôle glycémique. Informez le service de médecine nucléaire de votre diabète et suivez leurs instructions spécifiques concernant l'insuline ou les antidiabétiques oraux. Un taux de sucre élevé peut fausser l'examen.
  • Activité physique : Évitez toute activité physique intense (sport) dans les 24-48 heures précédant l'examen.
  • Repos : Après l'injection du traceur, vous devrez vous reposer (généralement 45 à 90 minutes) dans une pièce calme pour permettre au traceur de se distribuer dans le corps et d'être capté par les cellules.
  • Hydratation : Boire de l'eau est encouragé.
  • Grossesse/Allaitement : Signalez impérativement si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

À savoir :

La quantité de radioactivité injectée est faible et ne présente pas de risque majeur. La plupart du traceur est éliminé du corps par les urines dans les heures suivant l’examen.

Pour faciliter l’élimination du traceur, il est conseillé de boire beaucoup d’eau pendant les 24 heures suivant l’examen pour aider à éliminer le traceur. Enfin, il est également recommandé de tirer la chasse d’eau après chaque miction, d’essuyer les éclaboussures éventuelles avec du papier toilette, et de se laver les mains soigneusement après être allé aux toilettes.

TEP-Scan
Echographie
le suivi du cancer
Echographie

Scintigraphie osseuse

La scintigraphie osseuse est une technique d'imagerie nucléaire qui permet de visualiser le métabolisme osseux et de détecter des anomalies du squelette, y compris les métastases osseuses.

Description :

Un produit légèrement radioactif, généralement du MDP (Méthylène Diphosphonate) marqué au Technétium-99m, est injecté par voie intraveineuse. Ce traceur se fixe préférentiellement sur les zones où le remodelage osseux est plus important (signe d'une activité métabolique anormale, comme en cas de métastases, d'infections ou de fractures). Quelques heures après l'injection, des images sont prises à l'aide d'une caméra spéciale (gamma-caméra) qui détecte les rayonnements émis par le traceur.

Utilité en cancérologie :

  • Recherche et localisation de métastases osseuses (souvent avant qu'elles ne soient visibles sur des radiographies standard).
  • Évaluation de l'extension de certains cancers (sein, prostate, poumon, rein).
  • Suivi de la réponse au traitement des métastases osseuses.

Conseils de préparation :

  • Hydratation : Boire abondamment (plusieurs verres d'eau) entre l'injection du traceur et la prise des images (généralement 2 à 4 heures plus tard) pour aider à éliminer le traceur non fixé et améliorer la qualité des images.
  • Vider la vessie : Il vous sera demandé de vider votre vessie juste avant la prise des images.
  • Médicaments : Informez le personnel de tous les médicaments que vous prenez.
  • Grossesse/Allaitement : Signalez impérativement si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

À savoir :

L'examen se déroule en deux temps (injection puis images quelques heures après). La dose de radioactivité est minime et ne présente pas de risque particulier. Elle est éliminée naturellement de l’organisme par l’urine. Précautions à prendre lors de votre passage aux toilettes :  tirez la chasse d’eau, nettoyez la cuvette et lavez-vous soigneusement les mains.

Scanner ou TDM
Soleil
Etude détaillée de tout le corps
Pollution
Localisation de tumeurs osseuses
Chimie

Échographie

L'échographie est une technique d'imagerie qui utilise des ondes sonores (ultrasons) pour créer des images en temps réel des organes et des structures internes du corps. Elle est non invasive et ne comporte pas d'irradiation.

Description :

Une sonde émettant et recevant des ultrasons est placée sur la peau, sur la zone à examiner, après application d'un gel. Les ondes sonores traversent les tissus et rebondissent (écho) sur les structures internes. Ces échos sont captés par la sonde et convertis en images sur un écran.

Utilité en cancérologie :

  • Examen initial de nombreuses zones (cou, sein, thyroïde, abdomen, pelvis, testicules).
  • Différenciation entre kystes (liquide) et masses solides.
  • Guidage de biopsies (sein, thyroïde, ganglions).
  • Suivi de la taille de certaines tumeurs ou ganglions.
  • Visualisation des vaisseaux sanguins (Doppler).

Conseils de préparation :

  • Jeûne : Souvent demandé pour les échographies abdominales (4 à 6 heures) pour réduire les gaz intestinaux qui peuvent masquer la visualisation des organes.
  • Vessie pleine : Demandée pour les échographies pelviennes (utérus, ovaires, prostate, vessie) pour mieux visualiser les organes et servir de "fenêtre acoustique". Buvez environ 1 litre d'eau une heure avant l'examen sans uriner.
  • Vêtements : Portez des vêtements amples et confortables.
  • Pas de restrictions : Généralement aucune restriction pour les échographies des autres régions (sein, thyroïde, cou).

À savoir :

L'examen est rapide et indolore. Le gel peut être un peu froid.

Echographie
Echographie
Echographie de l'utérus
Echographie
Echographie abdomino-pelvienne
Echographie

Radiographie standard (Rx ou Radio)

La radiographie est la technique d'imagerie la plus ancienne et la plus simple, utilisant des rayons X pour produire des images des structures internes du corps.

Description :

Une source de rayons X envoie un faisceau à travers la partie du corps à examiner. Les rayons X sont absorbés différemment par les tissus (les os absorbent le plus, l'air le moins). Les rayons qui traversent le corps impressionnent un détecteur (film radiographique ou capteur numérique), créant une image en noir et blanc.

Utilité en cancérologie :

  • Détection de lésions osseuses (fractures pathologiques, certaines métastases osseuses, bien que la scintigraphie soit plus sensible).
  • Radiographie pulmonaire pour la détection de masses pulmonaires ou d'épanchements pleuraux (souvent en première intention, puis complétée par un scanner).
  • Suivi de certaines pathologies.

Conseils de préparation :

  • Objets métalliques : Retirez bijoux, fermetures éclair ou autres objets métalliques qui pourraient masquer les images.
  • Grossesse : Signalez impérativement si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être.

À savoir :

Examen très rapide, peu irradiant. Moins sensible que d'autres techniques pour la détection précoce de petites tumeurs ou métastases.

Radiographie
Echographie
Radiographies
Echographie
Matériel Radiologique
Echographie

Endoscopies

Les endoscopies sont des procédures qui utilisent un tube souple et fin muni d'une caméra (endoscope) pour visualiser l'intérieur des organes creux.

Description :

L'endoscope est introduit par une ouverture naturelle (bouche, anus, uretère) ou une petite incision chirurgicale. Il permet d'inspecter la muqueuse, de réaliser des biopsies (prélèvements de tissus) et parfois d'effectuer de petits actes thérapeutiques.

Examens en cancérologie :

  • Gastroscopie/Fibroscopie œso-gastro-duodénale : Examen de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum.
  • Coloscopie : Examen du côlon et du rectum.
  • Bronchoscopie : Examen des bronches et des poumons.
  • Cystoscopie : Examen de la vessie.
  • Laparoscopie/Thoracoscopie : Exploration de la cavité abdominale/thoracique via de petites incisions.

Utilité en cancérologie :

  • Diagnostic direct des tumeurs (visualisation et biopsie).
  • Stadification locale.
  • Recherche de lésions pré-cancéreuses.
  • Suivi post-traitement.

Conseils de préparation :

  • Jeûne : Impératif avant la plupart des endoscopies (généralement 6 à 8 heures).
  • Préparation intestinale : Pour une coloscopie, une préparation spécifique est nécessaire pour préparer le côlon. Pour cela suivre un régime alimentaire sans résidus quelques jours avant l'examen pour éviter les fibres et les pépins, prendre un liquide laxatif la veille ou l'avant-veille pour vider complètement le côlon, et respecter un jeûne strict quelques heures avant. Le laboratoire vous fournira l'ordonnance nécessaire.
    • Aliments à éviter : Fruits et légumes (surtout ceux avec pépins et peau), céréales complètes, graines, fruits secs, muesli.
    • Aliments autorisés : Viandes blanches, poissons, œufs, pain blanc, pâtes, riz blanc, pommes de terre (sans peau), produits laitiers.
  • Médicaments : Informez le médecin de tous vos médicaments, surtout les anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires (ils pourraient devoir être arrêtés ou ajustés).
  • Accompagnement : Si une sédation ou anesthésie est prévue, vous ne pourrez pas conduire après l'examen. Prévoyez d'être raccompagné.
  • Vérification : Pour une coloscopie, la préparation est réussie lorsque vos selles sont liquides et claires sans aucun résidu.

À savoir :

L'examen peut être inconfortable mais est souvent réalisé sous sédation ou anesthésie légère. Le laxatif souvent utilisé pour une coloscopie est FORTRANS poudre à diluer dans de l'eau (un sachet de Fortrans par litre d'eau).

Fibroscopie
Fibroscopie
Bronchoscopie
Bronchoscopie
Endoscopie
Endoscopie

Biopsies

La biopsie est l'examen le plus important et souvent indispensable pour confirmer un diagnostic de cancer. Elle consiste à prélever un petit échantillon de tissu suspect ((tumeur, ganglion, polypes, etc.) pour une étude histologique et moléculaire grâce à un examen microscopique par un anatomopathologiste. C'est la seule méthode qui permet de confirmer de manière certaine la présence d'un cancer, le type de cancer et de rechercher des anomalies génétiques ou moléculaires spécifiques qui peuvent guider le choix du traitement.

Description :

L'échantillon peut être prélevé de différentes manières :

  • Biopsie percutanée : À travers la peau, guidée par échographie, scanner ou mammographie.
  • Biopsie chirurgicale : Par une intervention chirurgicale.
  • Biopsie endoscopique : Lors d'une endoscopie.
  • Ponction (cytoponction) : Prélèvement de cellules avec une aiguille fine (moins invasive, mais parfois moins informative).

Utilité en cancérologie :

  • Diagnostic définitif : Confirmation du type de cancer, de son agressivité, et de la présence de marqueurs spécifiques.
  • Orientation thérapeutique: l'orientation thérapeutique dépendra des résultats de l'examen, qui seront analysés par un anatomopathologiste et communiqués à votre médecin traitant.

Conseils de préparation :

  • Médicaments : Signalez tous les médicaments, en particulier les anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires, qui pourraient augmenter le risque de saignement.
  • Jeûne : Peut être demandé selon le type de biopsie et si une sédation est prévue.
  • Grossesse : Signalez si vous êtes enceinte.

À savoir :

Une anesthésie locale est souvent utilisée. Des ecchymoses ou une légère douleur peuvent apparaître après la procédure. Les résultats peuvent prendre plusieurs jours à être disponibles.

Cytoponction
Cytoponction
Biopsie percutanée
percutanée
Localisation
Microscope

Examens biologiques (Prises de sang)

Bien qu'elles ne posent pas le diagnostic seules, elles fournissent des informations précieuses qui orientent le médecin vers d'autres examens complémentaires. Les analyses sanguines sont fondamentales en cancérologie. Des analyses sanguines régulières sont effectuées avant, pendant et après les traitements pour suivre l'évolution de la maladie et la tolérance des traitements.

Description :

Des échantillons de sang sont prélevés et analysés en laboratoire pour détecter des marqueurs tumoraux, évaluer l'état général du patient, surveiller les effets secondaires des traitements, etc.

Utilité en cancérologie :

  • Marqueurs tumoraux : Substances produites par les cellules cancéreuses ou en réponse à la présence d'un cancer (PSA pour la prostate, CA 125 pour l'ovaire, ACE pour le côlon, CA 15-3 pour le sein.). Ils ne sont pas diagnostiques seuls mais utiles pour le suivi.
  • Hémogramme :
    • Les globules rouges (et l'hémoglobine) : Pour détecter une anémie, qui cause la fatigue.
    • Les globules blancs (Leucocytes) : Essentiels pour l'immunité. On surveille particulièrement les polynucléaires neutrophiles ; s'ils sont trop bas (neutropénie), le risque d'infection augmente.
    • Les plaquettes : Elles permettent la coagulation. Une baisse (thrombopénie) augmente le risque de saignements ou de bleus.
  • Fonction rénale : Pour évaluer la tolérance aux traitements et la présence de métastases. Durant le traitement on évalue la fonction rénale (Créatinine, Urée) pour vérifier que les reins éliminent correctement les toxines.
  • Fonction hépatique (ASAT, ALAT, Bilirubine) : Pour s'assurer que le foie n'est pas trop sollicité.
  • Bilan inflammatoire : VS, CRP (Protéine C-Réactive) : Utilisées pour détecter une éventuelle inflammation ou une infection débutante, ce qui est crucial chez un patient dont l'immunité peut être affaiblie.

Conseils de préparation :

  • Jeûne : Souvent requis (8 à 12 heures) pour certaines analyses (glycémie, bilan lipidique), mais pas toujours pour les marqueurs tumoraux. Suivez les instructions spécifiques du laboratoire.
  • Hydratation : Boire de l'eau avant une prise de sang peut faciliter le prélèvement.

À savoir :

Généralement simple et rapide. À retenir : Une seule analyse isolée a peu de valeur. C'est la tendance (la comparaison avec les résultats précédents) qui permet à l'oncologue d'adapter le traitement.

Prise de sang
Prise de sang
Marqueurs tumoraux
percutanée
Bilan sanguin
Microscope

Autres techniques spécifiques :

Mammographie :

Radiographie des seins, essentielle pour le dépistage et le diagnostic du cancer du sein.

Échographie mammaire et Biopsie sous échographie :

Complémentaire à la mammographie.

IRM mammaire :

Très sensible pour certaines indications souvent utilisé en complément de la mammographie et de l'échographie (patientes à haut risque, bilan d'extension : mesurer précisément la taille de la tumeur et vérifier s'il n'y a pas d'autres foyers).

Colposcopie :

La colposcopie est un examen gynécologique approfondi qui permet d'observer le col de l'utérus de très près. Souvent lorsque les résultats d'un frottis sont anormaux ou qu'un test HPV est positif. Le déroulement (15 min environ)

  • Installation : Comme pour un frottis classique, sur une table gynécologique.
  • Colorants : Le médecin applique deux liquides sur le col (de l'acide acétique et du Lugol). Les zones anormales réagissent et changent de couleur (elles deviennent souvent blanches), ce qui permet de les repérer avec précision.
  • Biopsie : Si une zone suspecte est identifiée, le médecin peut prélever un tout petit fragment de tissu (une biopsie). Cela peut provoquer un léger pincement ou une crampe, mais c'est très rapide.

Dermoscopie :

C'est l'examen de référence pour le dépistage et le suivi des cancers de la peau. C'est une technique visuelle (une loupe de haute précision), non invasive et totalement indolore. Examen des lésions cutanées, en particulier pour le dépistage du mélanome. La dermoscopie augmente la précision du diagnostic de près de 50 % par rapport à un simple examen à l'œil nu.

Lymphoscintigraphie et Ganglion sentinelle :

Pour identifier le premier ganglion drainant une tumeur, afin de limiter le curage ganglionnaire.

Conseils Importants :

  • Communication : N'hésitez jamais à poser des questions à votre médecin ou au personnel soignant si vous avez des inquiétudes ou si vous ne comprenez pas une partie de la procédure ou de la préparation.
  • Historique médical : Informez toujours le personnel de vos antécédents médicaux, allergies, traitements en cours, et si vous êtes enceinte ou allaitez.
  • Respectez les consignes : Une bonne préparation est essentielle pour la qualité et la fiabilité des examens.
  • Le rapport d'examen : Faites toujours une ou plusieurs copies de vos résultats d'examen.

Ce document n'est pas exhaustif mais couvre les principales techniques. Votre équipe médicale choisira les examens les plus pertinents en fonction de votre situation clinique spécifique.