Dépistage du
cancer du sein
Détecter les anomalies le plus tôt possible
Pourquoi dépister le cancer du sein ?
Chaque année, en Algérie, près de 11 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez la femme.
La mammographie permet de repérer un cancer à un stade précoce en l’absence de tout symptôme. Ceci permet un traitement plus efficace ce qui augmente les chances de guérison..
Le Mammotest, c’est quoi ?
Le Mammotest est une radiographie des seins (mammographie) proposée gratuitement tous les deux ans aux femmes entre 50 et 69 ans dans le cadre du Programme de dépistage du cancer du sein mis en place en Belgique conformément aux recommandations européennes.
Pourquoi entre 50 et 69 ans ?
C’est entre 50 et 69 ans que le risque de cancer du sein est le plus important et que le dépistage est le plus efficace.
Quels en sont les bénéfices ?
Dans la grande majorité des cas : constater que tout va bien. Si un cancer est détecté : le traiter au début de son évolution. Le traitement effectué à ce moment est plus efficace et moins lourd, ce qui augmente les chances de guérison.
Quels en sont les inconvénients ?
Un cancer débutant n’est pas facile à identifier car il n’y a pas toujours d’anomalie radiologique spécifique. Le risque de ne pas détecter le cancer présent (faux négatif) ou de soumettre des femmes à des examens complémentaires inutiles (faux positif) existe. Néanmoins, la double lecture indépendante permet de limiter ces inconvénients.
Par ailleurs, il existe un risque de détecter un cancer qui n’aurait pas causé de problème de santé (surdiagnostic). Ce risque ne peut toutefois pas être évalué individuellement. La plupart des experts estiment que dans la tranche d’âge 50 - 69 ans les bénéfices l’emportent sur les inconvénients
Le dépistage du cancer du sein est un ensemble de procédures visant à détecter la maladie à un stade précoce, souvent avant l'apparition de symptômes. Cette détection précoce améliore considérablement les chances de succès du traitement et de survie. Les principales techniques de dépistage sont la mammographie, l'examen clinique des seins (ECS) et, dans certains cas, l'IRM mammaire ou l'échographie.
1. Mammographie
- Description de la technique : La mammographie est une radiographie spécifique des seins utilisant de faibles doses de rayons X. La patiente place son sein sur une plaque et une autre plaque vient compresser le sein pendant quelques secondes. Cette compression est essentielle pour étaler le tissu mammaire, réduire la dose de rayons X nécessaire et améliorer la qualité de l'image, permettant de mieux visualiser d'éventuelles anomalies (microcalcifications, masses, distorsions architecturales). Il existe deux types principaux de mammographies :
- Mammographie numérique 2D : C'est la technique standard où des images bidimensionnelles sont obtenues.
- Tomosynthèse mammaire numérique (mammographie 3D) : Cette technique plus récente acquiert une série d'images à différentes angulations, qui sont ensuite reconstruites par ordinateur pour créer une image tridimensionnelle du sein. Cela permet de mieux distinguer les tissus superposés et de détecter des lésions qui pourraient être masquées en 2D, réduisant ainsi le nombre de faux positifs et de faux négatifs.
- Fréquence : La fréquence de la mammographie de dépistage varie selon les pays et les recommandations des autorités de santé. En général, pour les femmes à risque moyen, elle est recommandée tous les 1 à 2 ans à partir de 50 ans et jusqu'à 74 ans. Pour les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ou d'autres facteurs de risque, le dépistage peut commencer plus tôt et être plus fréquent, selon l'avis du médecin.



2. Examen clinique des seins (ECS)
- Description de la technique : L'ECS est réalisé par un professionnel de santé (médecin généraliste, gynécologue, infirmière spécialisée). Il consiste en une inspection visuelle des seins (recherche de changements de forme, de taille, de couleur de la peau, de rétraction du mamelon, de plaies) et une palpation systématique de la poitrine, des aisselles et des creux sus-claviculaires pour rechercher des masses, des épaississements, des ganglions lymphatiques enflés ou d'autres anomalies.
- Fréquence : Bien que son rôle dans le dépistage de masse soit moins prépondérant que la mammographie, l'ECS est souvent recommandé annuellement dans le cadre d'une visite médicale de routine, en complément d'autres examens.
3. Échographie mammaire
- Description de la technique : L'échographie mammaire utilise des ultrasons pour créer des images des structures internes du sein. Elle ne fait pas appel aux rayons X et est particulièrement utile pour distinguer les kystes (sacs remplis de liquide) des masses solides. Elle est souvent utilisée en complément de la mammographie, notamment chez les femmes ayant des seins denses (tissu mammaire dense qui peut masquer des lésions à la mammographie) ou pour évaluer plus précisément une anomalie détectée à la mammographie ou à l'ECS. Elle n'est généralement pas utilisée comme méthode de dépistage unique en population générale.
- Fréquence : Elle n'a pas de fréquence de dépistage systématique et est réalisée selon les indications cliniques ou radiologiques.
4. Imagerie par résonance magnétique (IRM) mammaire
- Description de la technique : L'IRM mammaire utilise un champ magnétique puissant et des ondes radio pour produire des images détaillées des seins. Un produit de contraste est souvent injecté par voie intraveineuse pour mieux visualiser les zones anormales. L'IRM est la technique la plus sensible pour détecter le cancer du sein, mais elle est aussi la plus coûteuse et génère le plus de faux positifs. Elle est généralement réservée aux femmes à très haut risque de cancer du sein (par exemple, porteuses de mutations génétiques comme BRCA1 ou BRCA2, antécédents de radiothérapie thoracique à un jeune âge) ou pour évaluer l'étendue d'un cancer du sein déjà diagnostiqué.
- Fréquence : Pour les femmes à très haut risque, une IRM mammaire peut être recommandée annuellement, en complément de la mammographie.



Le cancer du sein chez l'homme : une réalité méconnue
Le cancer du sein est majoritairement associé aux femmes, ce qui masque une réalité souvent ignorée : les hommes peuvent aussi développer cette maladie. Bien que rare, représentant environ 1% de tous les cas de cancers du sein, il n'en est pas moins réel et ses conséquences peuvent être graves, d'autant plus qu'il est souvent diagnostiqué à un stade avancé.
Les hommes possèdent également du tissu mammaire, bien que moins développé que chez la femme. Le cancer du sein chez l'homme présente des similitudes avec celui de la femme, notamment en termes de types histologiques (carcinome canalaire infiltrant étant le plus fréquent).
Les symptômes peuvent inclure la présence d'une masse ou d'un nodule indolore derrière le mamelon ou dans la région de l'aréole, des changements cutanés (rougeur, épaississement, capitonnage), un écoulement du mamelon (souvent sanglant), ou une rétraction du mamelon. Malheureusement, par manque de sensibilisation, ces signes sont fréquemment négligés ou attribués à d'autres causes moins graves, retardant ainsi le diagnostic.
Les facteurs de risque sont similaires à ceux des femmes, incluant l'âge avancé, les antécédents familiaux de cancer du sein (surtout si liés à des mutations génétiques comme BRCA1/2), l'exposition aux œstrogènes (par exemple, dans le cadre d'un traitement hormonal ou de certaines maladies hépatiques), le syndrome de Klinefelter, l'obésité, et l'exposition aux radiations.
Le diagnostic et le traitement suivent des protocoles similaires à ceux des femmes
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