Le cancer de la gorge
Petit guide sur la maladie
Qu’est-ce que le cancer de la gorge ?
Le "cancer de la gorge" est un terme général qui regroupe en réalité plusieurs localisations : le larynx (cordes vocales) et le pharynx (arrière-gorge). C’est un cancer dont la prise en charge a énormément progressé, notamment grâce aux techniques de chirurgie laser et de radiothérapie ciblée.Sous l’appellation "cancer de la gorge", on retrouve principalement les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS). Il s'agit le plus souvent de carcinomes épidermoïdes, des tumeurs qui se développent sur la muqueuse qui tapisse l'intérieur de la gorge.
Ces cancers peuvent toucher le larynx (essentiel pour la voix et la respiration) ou le pharynx (impliqué dans la déglutition). Détecté tôt, c'est un cancer qui se soigne très bien, avec des taux de guérison élevés.
Chiffres clés (2025-2026) :
- On compte environ 600 000 nouveaux cas par an dans le monde.
- Il touche majoritairement les hommes (environ 70 % des cas), mais l'incidence chez les femmes augmente.
- Le taux de survie à 5 ans dépasse les 80-90 % lorsque la tumeur est diagnostiquée à un stade précoce.
Les facteurs de risque
Contrairement à d'autres cancers, les facteurs de risque ici sont très bien identifiés, ce qui rend la prévention particulièrement efficace.
- Le Tabac et l'Alcool : Ce sont les deux principaux coupables. Leur combinaison multiplie de façon exponentielle les risques (effet de synergie).
- Le virus HPV (Papillomavirus humain) : On observe une augmentation des cancers de l'oropharynx liés à ce virus, notamment chez des sujets plus jeunes et non-fumeurs.
- Exposition professionnelle : L'exposition prolongée à la poussière de bois, à l'amiante ou à certains produits chimiques.
- L'hygiène buccale : Une mauvaise santé dentaire ou des inflammations chroniques peuvent être des facteurs aggravants.
Symptômes et diagnostic
Le corps envoie souvent des signaux d'alerte. La règle d'or est la suivante : tout symptôme qui persiste plus de 3 semaines doit conduire à une consultation.
Les signes cliniques :
- Dysphonie : Une modification de la voix (voix enrouée ou cassée) sans infection apparente.
- Dysphagie : Une gêne ou une douleur lors de la déglutition (sensation de "boule" dans la gorge).
- Adénopathie : L'apparition d'un ganglion gonflé dans le cou.
- Otalgie réflexe : Une douleur à l'oreille alors que l'oreille elle-même est saine.
Le parcours de diagnostic :
- La Nasofibroscopie : Un examen simple où le médecin insère une petite caméra souple par le nez pour visualiser le larynx et le pharynx.
- La Biopsie : Elle est réalisée sous anesthésie pour confirmer la nature de la lésion.
- Le Bilan d'extension : Scanner, IRM ou TEP-scan pour vérifier si la tumeur est localisée ou si elle s'est étendue.
Les options de traitement
L'objectif est double : éliminer la tumeur et préserver les fonctions essentielles (parole, respiration, alimentation).
- La Radiothérapie : Très efficace pour les petites tumeurs, elle permet souvent d'éviter la chirurgie et de préserver la voix.
- La Chirurgie : Elle peut être partielle (laser par les voies naturelles) ou plus étendue. Dans certains cas, une reconstruction est réalisée pour maintenir les fonctions de déglutition.
- La Chimiothérapie et l'Immunothérapie : Utilisées souvent en complément de la radiothérapie pour renforcer son efficacité ou pour traiter des stades plus avancés.
Vivre avec le Neuroblastome
La période post-traitement est une phase de réadaptation cruciale.
- La rééducation orthophonique : Indispensable si la voix a été touchée. Elle permet de réapprendre à utiliser ses cordes vocales ou à utiliser une voix de substitution.
- Le suivi nutritionnel : Les traitements peuvent rendre l'alimentation difficile (sécheresse buccale, perte de goût). Un diététicien aide à adapter les textures.
- L'arrêt des toxiques : C'est le moment le plus important pour arrêter le tabac et l'alcool, afin de maximiser les chances de guérison et d'éviter les récidives.