Le cancer du col
de l'utérus
Petit guide sur la maladie
Le cancer du col de l'utérus se développe dans la partie basse de l'utérus qui s'ouvre sur le vagin. Il prend naissance dans les cellules de la muqueuse du col. Contrairement à beaucoup d'autres cancers, sa cause principale est parfaitement identifiée : il s'agit d'une infection persistante par certains types de virus appelés papillomavirus humains (HPV). C'est un cancer qui peut être prévenu et détecté très tôt grâce au dépistage.
Chiffres clés (2025-2026) :
- Il représente environ 10 % de tous les lymphomes.
- On estime à environ 660 000 le nombre de nouveaux cas chaque année.
- Plus de 90 % des cas sont liés à une infection par le virus HPV.
- Grâce au dépistage et à la vaccination, son incidence diminue fortement dans de nombreux pays.
Les facteurs de risque
- Le facteur de risque majeur est environnemental et viral, ce qui rend la prévention très efficace :
- L'infection par le HPV : Elle se transmet par contact cutané lors des rapports sexuels. La plupart des femmes l'éliminent naturellement, mais chez certaines, le virus persiste et crée des lésions.
- Le tabagisme : Il affaiblit l'immunité locale du col de l'utérus et double le risque de voir l'infection par le HPV se transformer en cancer.
- L'absence de dépistage : Ne pas réaliser régulièrement de frottis ou de test HPV est le principal facteur de risque de découvrir une lésion à un stade avancé.
- >Un système immunitaire affaibli : Notamment chez les personnes vivant avec le VIH.
Symptômes et diagnostic
Les signes cliniques fréquents :
Le cancer du col est souvent asymptomatique au début, d'où l'importance du dépistage. Lorsqu'ils surviennent, les signes peuvent être :
- Saignements vaginaux anormaux : Notamment après les rapports sexuels ou entre les règles.
- Pertes vaginales inhabituelles : Parfois malodorantes.
- Douleurs pelviennes : Des douleurs au niveau du bas-ventre.
Le parcours de diagnostic :
- Le test de dépistage : Frottis ou test HPV pour détecter les cellules anormales ou la présence du virus.
- La colposcopie : Examen du col à l'aide d'une loupe binoculaire si le test de dépistage est anormal.
- La biopsie : Prélèvement d'un fragment de tissu pour analyse.
- L'IRM pelvienne : Pour évaluer précisément l'étendue de la lésion.
Options de traitement
- La chirurgie : Pour retirer les tissus lésés (conisation) ou l'utérus complet (hystérectomie) selon le stade.
- La radiothérapie et la curiethérapie : Utilisation de rayons ou de sources radioactives placées au contact de la tumeur.
- La chimiothérapie : Souvent associée à la radiothérapie pour renforcer son efficacité.
Vivre avec un cancer du col de l'utérus
Le parcours de soins demande un accompagnement global :
- Suivi gynécologique : Il reste essentiel pour surveiller la cicatrisation et l'absence de récidive.
- Sexualité et fertilité : Des solutions existent pour préserver la vie intime et, selon l'âge et le stade, la possibilité de grossesse.
- Soutien émotionnel : Parler de sa maladie permet de mieux gérer l'impact sur l'image de soi.
Le cancer du col de l'utérus est l'un des rares cancers que l'humanité est en passe de pouvoir éliminer. Grâce à la combinaison de la vaccination et du dépistage, l'espoir de voir cette maladie disparaître est réel. Chaque étape de soin est une avancée vers la guérison, et les femmes qui traversent cette épreuve témoignent d'une force immense. Aujourd'hui, la médecine ne se contente pas de soigner, elle protège l'avenir et la féminité.